lundi 17 septembre 2012

Le RSE idéal existe t-il ?


L'usage d'un  RSE est souvent  précédé d'une phase  d'utilisation des médias et réseaux sociaux (LinkedIn, Viadeo, Facebook, Twitter pour ne citer que ceux-ci) et votre compte RSE vient s'ajouter à une liste parfois déjà longue. Et, au delà du réseau de votre entreprise, il est souvent nécessaire d'intégrer plusieurs réseaux collaboratifs étendus : celui de votre éditeur, votre groupement professionnel, des partenaires ... Le résultat est donc une multiplication des comptes, d'autant que la plupart des solutions offrent également des accès mobiles sur tablettes et smartphones. Cette gestion n'est pas négligeable.
Par ailleurs,  la mise en place d'un RSE dans l'entreprise est rarement la première brique du système d'information et celui-ci doit s'intégrer aux applications déjà en place : messagerie, CRM, GED, KM, SIRH...

Il est donc tout à fait possible de se retrouver face à des questions comme celles-ci :

  • Comment informer des partenaires d'une information présente dans le RSE alors que ces derniers n'en font pas partie ?
  • Comment transmettre à des collaborateurs ou collègues des informations issues d'un média social (Twitter par exemple) alors qu'ils en sont absents ?
  • Comment publier et maintenir une information unique vers des membres de différentes communautés dans un RSE ou des membres de différents RSE (du même éditeur ou de plusieurs éditeurs) ? 
  • Comment transférer une information reçue en messagerie dans un autre environnement ?
  • Comment automatiser certaines opérations (exemple: je tweete au quotidien et j'informe mes collaborateurs par un récapitulatif hebdomadaire) ?

Dans la réalité, la liste des questions est plus longue et il serait vain de croire que le nombre de solutions disponibles va se réduire. Bien au contraire, l'offre s'étoffe de jour en jour et il y aura toujours de bonnes raisons d'ajouter tel ou tel outil dans la panoplie et d'ouvrir de nouveaux comptes dans d'autres environnements. 
La réduction du nombre de mails, dont certains pensent qu'elle est un objectif obligatoire de tout projet RSE, pourrait presque paraître accessoire si des réponses n'étaient pas apportées aux questions ci dessus.

L'offre du marché évolue-t-elle dans le sens d'une interopérabilité ?

La réponse à cette question (ancienne comme l'informatique) dépend notamment des équilibres commerciaux : les petits éditeurs doivent assurer leur compatibilité avec certains leaders, les grands éditeurs rachètent les solutions qui leur sont complémentaires et tentent de maintenir une base de clients captifs ...
Ces équilibres évoluent en permanence et les entreprises doivent être vigilantes sur les points suivants :

  • Définir les processus cibles et baliser les usages avec des bonnes pratiques. Malgré l'idée assez répandue que les RSE véhiculent principalement une information non structurée, il est indispensable de formaliser la position du RSE dans certains processus métier afin d'éviter les pratiques divergentes et les sources de dispersion.
  • Privilégier les solutions s'appuyant sur des standards et des collaborations fortes entre éditeurs pérennes. 
  • Mettre à jour le schéma d'urbanisation du système d'information en intégrant le RSE afin d'éviter les redondances fonctionnelles et de ne pas perdre ses utilisateurs. 

À défaut d'un RSE idéal capable de gérer tous les environnements et toutes les situations, des solutions  d'interface ont leur raison d'être.  Le développement du mode SaaS et de certains standards techniques ainsi que le caractère incontournable de certains outils (qui peut ignorer Outlook, Facebook, Twitter, Google ...) génèrent des utilitaires parfois remarquables.

Regardons par exemple if this then that  qui offre la possibilité de générer des automatismes entre 50 applications différentes (gmail, Google calendar, Evernote, LinkedIn, Delicious, Buffer, Twitter, Facebook ...). 



Certes, les actions automatisées sont basiques : lire un événement, créer un tweet, ajouter une note. Cependant tout consultant ou informaticien rompu aux problématiques des APIs appréciera l'efficacité et la simplicité de l'interface. 
Dans le même genre de service, voir aussi zapier décrit dans l'excellent blog de Descary 
Cet exemple transposé au système d'information de l'entreprise pourrait nous faire rêver quant à la simplicité d'intégration et nous interroger sur la voie à suivre dans l'évolution du SI de l'entreprise pour y développer la collaboration, la transversalité, la sérendipité...

En effet vaut-il mieux privilégier :
  1. Une solution de RSE pivot de cette évolution qui s'articule avec les autres  briques applicatives (ERP, GED, CRM ...)
  2. La reconversion d'une brique historique dans une version "socialisée" servant de pseudo RSE et s'articulant avec les autres applicatifs
  3. Une "socialisation" du SI par le développement de connections ad hoc entre les briques applicatives
La décision de privilégier l'une où l'autre hypothèse s’appuiera sur plusieurs paramètres : le schéma actuel  d'urbanisation et les évolutions envisagées, l'ampleur du projet RSE et la vitesse de déploiement souhaitée, le niveau de risque acceptable face à des solutions innovantes, les roadmaps des éditeurs pour les briques déjà en place ... 

Difficile ne pas consacrer au moins quelques journées hommes à la réalisation d'un dossier de cadrage afin d'analyser ces différentes questions. 

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